Combattre l’aggravation de la criminalisation et l’impunité contre les peuples autochtones

Les actes de criminalisation et d’impunité contre les peuples autochtones sont des violations graves et systémiques de leurs droits humains, de leur dignité et de leur bien-être. Ça les rend impuissants et diminue les opportunités et les espaces pour affirmer et protéger leurs droits individuels et collectifs et lutter contre les inégalités, le racisme et la discrimination.

De plus, lorsque les dirigeants et les membres des peuples autochtones sont criminalisés et font face à de graves menaces à leur vie, les mesures de protection sont très insuffisantes et les mesures d’intervention d’urgence n’existent pratiquement pas. De même, les familles des victimes ne reçoivent souvent aucun soutien des organes de l’État.

S’attaquer aux problèmes de l’aggravation de la criminalisation et de l’impunité contre les peuples autochtones et de leur manque d’accès à la justice et à la réparation, remettra en question le statu quo.

Ça mettra davantage de pression sur les États, pour qu’ils se conforment à leurs obligations en tant que porteurs d’obligations des droits de l’homme et sur les entreprises et les investisseurs qui doivent mettre en œuvre les Principes Directeurs relatifs aux Entreprises et aux Droits de l’homme, en particulier leur responsabilité de respecter les droits de l’homme et de garantir l’accès au recours.

À moins que les États ne respectent leurs engagements et obligations en matière de droits de l’homme et ne soient tenus responsables en cas de violations, notamment en réglementant les activités des entreprises et du secteur privé, la criminalisation et l’impunité contre les peuples autochtones se poursuivront. Il est donc impérieux que les peuples autochtones, les défenseurs des droits de l’homme et les institutions intensifient leurs efforts et luttent ensemble contre la criminalisation, la violence et l’impunité contre les peuples autochtones.

Il est important de savoir et de reconnaître que les peuples autochtones ont leurs propres systèmes de justice et des moyens traditionnels et collectifs de protéger leurs territoires, de se gouverner, de fournir un sanctuaire à leurs voisins. Ceux-ci continuent d’exister et s’ils sont soutenus et reconnus, leurs capacités à lutter contre la criminalisation, la violence et l’impunité peuvent être renforcées.

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